L’archipel des Comores

L’archipel des Comores forme un ensemble d’îles situées au sud-est de l’Afrique, à l’est de la Tanzanie et au nord-ouest de Madagascar. Elles sont partagées entre un pays indépendant, l’Union des Comores, et Mayotte, une collectivité d’outre-mer française de fait. Cette présence française aux Comores a été condamnée à plusieurs reprises par la communauté internationale. Selon les sources, l’îlot du Banc du Geyser et les îles Glorieuses peuvent ou non être rattachées à l’archipel.

Géographie

Les Comores se trouvent dans le canal de Mozambique au nord-ouest de Madagascar et face au Mozambique. Ces quatre îles volcaniques, qui couvrent une superficie de 2236 km², sont :

  • Grande Comore (ou N’gazidja en shikomori)
  • Anjouan (ou Ndzouani)
  • Mohéli (ou Mwali)
  • Mayotte (ou Maore)

 

Climat

L’archipel des Comores profite d’un climat tropical maritime. Il se caractérise par de faibles variations de températures annuelles journalières, autour de 26° au niveau de la mer et par des précipitations abondantes : 2679 mm par an. La température moyenne de l’eau de la mer est de 25 °C.

Il y a deux saisons aux Comores : la saison chaude et humide dans un flux de nord-ouest de novembre à avril et la saison sèche de mai à octobre. On notera cependant un climat sensiblement plus chaud et sec à Mayotte. Le climat se caractérise aussi par d’importantes variations locales de température et de précipitation en fonction de l’altitude, du relief et de l’exposition. Les précipitations annuelles varient ainsi par endroits de 1 000 à 6 000 mm et les minima absolus atteignent 0°C au sommet du Karthala.

La saison chaude et humide est causée par une vaste zone dépressionnaire qui s’étend sur une grande partie de l’océan indien et de l’Afrique centrale. Cette dépression favorise les rafales de vents et les cyclones. Le dernier cyclone est « Gafilo » qui est passé près des Comores le 5 mars 2004 faisant de gros dégâts matériels. Durant la saison chaude et humide, il peut pleuvoir jusqu’à 200 mm en 24 h.

La saison sèche est plus calme. La dépression se déplace vers le continent asiatique (c’est la mousson, le vent vient du sud-est) et un anticyclone se crée au-dessus des Comores. Cela n’empêche pas d’avoir quelques bourrasques de vent mais leur intensité est bien moindre que lors de la saison chaude. Les deux vents liés à chacune des deux saisons s’appellent le Kashkasi (en novembre) et le Kusi

 

Nuageux 29°C Nuageux
ven. Ensoleillé dans l'ensemble
32/25
sam. Risques de tempête
32/25
dim. Risques de tempête
29/25

Faune et flore

Plusieurs mammifères sont endémiques des îles. Le Maki de Mayotte, un lémurien que l’on retrouve uniquement sur cet île, est protégé par la loi française et par la tradition locale. Une espèce de chauve-souris découverte par David Livingstone en 1863, autrefois abondante, a été ramenée à une population d’environ 120 spécimens, entièrement sur Mohély et sur Anjouan. Un groupe britannique de préservation a envoyé une expédition pour les Comores en 1992, avec pour objectif d’apporter des spécimens en Grande-Bretagne pour établir une population reproductrice.

22 espèces d’oiseaux sont endémiques à l’archipel, et 17 d’entre elles sont présente uniquement sur les territoires contrôler par l’Union. Il s’agit notamment du Karthala Scops-hibouAnjouan Scops-hibou et du Moucherolle de Humblot.

En partie en réponse à des pressions internationales dans les années 1990, le gouvernement de l’Union s’est davantage préoccupé de l’environnement. Des mesures ont été prises non seulement pour préserver la faune rare, mais aussi pour enrayer la dégradation de l’environnement, notamment sur Anjouan densément peuplée. Plus précisément, afin de minimiser l’abattage des arbres pour le carburant, le kérosène est subventionné, et des efforts sont en cours pour remplacer la perte de la couverture forestière causée par la distillation de l’Ylang-ylang pour le parfum. Le Fonds de soutien au développement communautaire, parrainé par l’Association internationale de développement (IDA, une filiale de la Banque mondiale) et le gouvernement comorien, s’emploie à améliorer l’approvisionnement en eau dans les îles.

Traditions et coutumes

On retrouve dans les traditions et les coutumes comoriennes des influences arabes, africaines et indiennes dans le vêtement traditionnel (kichali, chiromanie (challe), kändou, kofia (bonnet pour les hommes). Mais aussi dans la gastronomie traditionnelle (samoussa, embrevade, carry) ainsi que dans quelques rites de la vie quotidienne (la prière, les repas…). La société est matriarcale. En Grande Comore, le grand mariage est une tradition incontournable. Il représente les économies de toute une vie et permet d’accéder au rang de grand notable. Cet évènement social est probablement à l’origine de la grande précarité sociale de l’île, et soutient une corruption généralisée.

On peut retrouver dans les vêtements de la fille à marier un sahar et un soubaya (vêtements traditionnel pour le mariage).

 

 

 

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Archipel des Comores de Wikipédia en français (auteurs


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